Le prix Nobel de la Paix 2012 décerné à l’Union européenne

Réuni à Oslo, le comité Nobel a attribué le prestigieux prix à l’Union européenne « pour son rôle historique dans l’unification du continent ».

« L’UE et ses ancêtres contribuent depuis plus de six décennies à promouvoir la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l’Homme en Europe » a déclaré l’europhile président du comité Nobel norvégien Thorbjoern Jagland.

Cinquante-cinq ans après sa fondation par le traité de Rome en 1957, la première puissance économique mondiale se voit donc récompensée par le prix Nobel de la Paix. Un prix plein de symbole pour un continent secoué par d’innombrables guerres tout au long de son histoire. Mais qui, depuis un peu plus d’un demi siècle à su s’unifier et offrir la paix et la démocratie à plus de 500 millions d’habitants réunis dans 27 pays. Des valeurs également propagées de par le monde à travers des actions en faveur des droits de l’homme, de la liberté…

Selon Jean-Dominique Giuliani, le président de la Fondation Robert Schuman, « l’UE a inventé quelque chose qui n’existe pas dans l’histoire de l’humanité, l’unification pacifique d’un continent ». Martin Schulz, président du Parlement européen a réagi à l’annonce en se disant « profondément ému et honoré ». Pour le président du Conseil européen, Herman Von Rompuy, « l’Union européenne est la plus grande force de paix de l’Histoire ». Quant à la chancelière allemande, Angela Merkel, elle y voit « un encouragement au grand projet pacificateur qu’a représenté l’Union européenne pour le continent européen qui a rarement connu de longues périodes de paix ».

Une distinction logique mais surprenante

Si cette distinction peut sembler tout à fait logique, elle n’en reste pas moins surprenante. Il faut dire que l’Union européenne traverse actuellement l’une des plus graves crises de son histoire. L’unité du continent est mise à rude épreuve par la crise de la zone euro. Mesures d’austérité, tensions entre pays du nord et du sud, troubles sociaux et montée des nationalismes font actuellement vaciller le bel édifice. Ironie du sort, c’est dans cette période d’instabilité et de doute que l’eurosceptique Norvège récompense une organisation à laquelle elle a refusé d’adhérer par référendum à deux reprises en 1972 et 1994.

Outre l’Union européenne, les militants des droits de l’Homme bélarusse Ales Beliatski et russe Lioudmila Alexeeva, ainsi que l’évêque mexicain José Raul Vera faisaient partis des favoris pour le prix. L’an dernier, Ellen Johnson Sirleaf, Leymah Gbowee et Tawakkol Karman avaient reçu cette distinction pour leur lutte non violente pour le droit des femmes.

Espérons que l’Union européenne se montre digne de ce prix Nobel et qu’elle reste « unie dans la diversité » !

Mathieu Perrichet

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