Valère Corréard : « Il est possible de changer le monde quasiment en sifflotant »

Permettre à tous de devenir acteur du changement, c’est ce que propose le journaliste Valère Corréard à travers son guide pratique Changer d’ère, l’air de rien (24 mai). Celui qui sera aux manettes, tout l’été, de l’émission Des idées pour demain sur France Inter et qui a fondé le pureplayer l’Info Durable fin 2017, encourage une transition pragmatique et égoïste. Par l’adoption de petits gestes, il détaille à quel point il est simple d’améliorer avant tout son propre quotidien sans contrainte. Le tout en étant moins nocif pour la planète. Un message qui a le mérite de ne pas être moralisateur et apporte un peu de concret à des enjeux sociaux et environnementaux planétaires, dont les contours paraissent encore souvent trop flous pour nombre de gens. Entretien avec un homme pour qui la diffusion de l’information est essentielle, afin que chaque citoyen puisse reprendre le contrôle et gagner en liberté.

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Le journaliste Valère Corréard souhaite montrer que chacun peut agir à son échelle, pour son bien-être individuel avant tout et, par extension, pour celui de la planète et de l’humanité.

Quel déclic vous a donné l’envie d’écrire ce livre Changer d’ère, l’air de rien ?

Le fait, peut être, qu’il n’en en existait pas du même acabit. Pour travailler depuis pas mal de temps sur les sujets liés au développement durable, j’ai vu paraître de nombreux ouvrages sur des thématiques précises : l’alimentation, le gaspillage, la mobilité, etc. En revanche, un livre qui synthétise un peu l’ensemble des informations disponibles et qui essaie de vulgariser tout cela dans une sorte de mécanique pragmatique, je n’en connaissais pas. Cela a été un premier élément du déclic. Lire la suite

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Cyrielle Hariel : « Je préfère défendre une vision positive du monde »

C’est par téléphone que l’interview de Cyrielle Hariel s’est déroulée. Un mardi matin pluvieux. Mais, par sa voix pétillante et son enthousiasme communicatif, quelques minutes d’une discussion à cœur ouvert ont suffit à redonner un peu de pep’s à un début de journée morose. Journaliste sur Europe 1 et Ushuaïa TV, conférencière, globe-trotteuse, la jeune femme de 31 ans multiplie, depuis quelques années, les cordes à son arc afin de prêcher la bonne parole « green & positive ». Elle vient même de sortir un livre, Faire battre le cœur du monde (22 mars), dans lequel elle raconte son engagement en faveur d’une société plus juste et résiliente. Elle y parle également de ses rencontres avec ceux qui tentent le changement au quatre coins de la planète. Entretien avec une dénicheuse de bonnes nouvelles, qui souhaite réenchanter le monde.

Du lundi au vendredi, Cyrielle Hariel intervient dans l’émission d’Europe 1 Circuits-Courts afin de mettre en lumière des personnes inspirantes et des initiatives durables @CyrielleHariel

Comment votre prise de conscience a t-elle eu lieu et pourquoi avez-vous eu envie de vous engager à travers votre métier ?

Ma prise de conscience est tout d’abord partie de mon envie de me chercher moi-même. De ma propre quête de sens. Cela m’a mené à effectuer un voyage humanitaire au Bangladesh. Voyage qui m’a valu, au préalable, de passer une visite médicale, au cours de laquelle on m’a décelé une malformation cardiaque de naissance… Je me suis alors dit que dans la vie il n’y avait pas de hasard : me rendant compte qu’une mission humanitaire m’avait sauvé la vie, j’ai décidé de m’engager à plein temps.

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Plus verte la ville

Depuis 2015, la startup éco-responsable Merci Raymond s’est fixée pour objectif de contribuer à revégétaliser les villes françaises. Une révolution verte aussi esthétique qu’éthique.

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Le tout béton semble avoir fait son temps. Depuis quelques années, alors que la cause environnementale prend de l’ampleur, nombreuses sont les villes hexagonales à se mettre au vert et à adopter une politique de végétalisation participative. En parallèle, les initiatives citoyennes germent comme autant de petites graines semées ci et là. Hugo Meunier, 28 ans, fait partie de ces entrepreneurs qui ont décidé d’agir pour le bien commun afin de remettre la nature au coeur de nos cités.

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L’évasion selon Gizèle

« Allez Gizèle, on se fait la belle », c’est le nouveau site de voyage au nom pour le moins cool qui a débarqué sur le web le 16 septembre dernier. D’une boutique de vélos à Copenhague au quartier cubiste de Prague, en passant par des motards vietnamiens ou des apéros « scientifiques » à San Francisco, la bande à Gizèle propose des reportages chiadés plein de fraîcheur. Une invitation au voyage, hors des sentiers battus, dont nous parle Marion Liautaud, la rédac chef.

Logo du site "Allez Gizèle, on se fait la belle"

Logo du site « Allez Gizèle, on se fait la belle »

Qui se cache derrière Allez Gizèle ?

Nous sommes deux Marseillais proche de la trentaine. On s’est connus sur les bancs du lycée puis après moult péripéties scolaires, sans jamais vraiment se perdre de vue, on s’est installés à Paris. On y vit depuis plusieurs années maintenant. Antoine [Rouan] bosse dans le marketing, il accompagne des entreprises et des marques pour les aider à trouver des idées, et je suis journaliste pour des émissions de télé et en presse écrite. On est assez complémentaires en fait. Lire la suite

L’upcycling, le recyclage créatif

Le 19 octobre dernier, la première boutique dédiée à l’upcycling à Nantes – et l’une des rares en France – ouvrait ses portes. L’occasion d’aller taper la discute avec sa créatrice afin d’en savoir plus sur ce concept bien ancré dans l’air du temps.

Intérieur de la boutique Pirouette à Nantes ©Mathieu Perrichet

Intérieur de la boutique Pirouette à Nantes ©Mathieu Perrichet

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », cette maxime attribuée à Lavoisier au XVIIIe siècle, Véronic Durand l’a faite sienne. Le 19 octobre dernier, cette jeune femme de tout juste 30 ans a ouvert la première boutique entièrement consacrée à l’upcycling à Nantes. Soit « la valorisation par la création de matériaux réemployés » explique t-elle. Quelle différence avec le recyclage alors ? « Il y a l’idée d’une valeur ajoutée par la création, un véritable aspect artistique ». En d’autres termes, l’upcycling s’apparente à une sorte de recyclage haut de gamme. Le produit initial bénéficie ainsi d’une nouvelle vie tout en étant sublimé.

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Pénélope Bagieu : « La démarche doit être sincère »

Hier, une mini bande dessinée inédite de Pénélope Bagieu est apparue sur la toile. Son objectif : sensibiliser sur la pêche en eaux profondes. Et, par la même occasion, inviter le plus grand nombre à signer une pétition de l’association Bloom, qui oeuvre pour la protection des océans et de la pêche artisanale. La jeune femme – auteur du blog Ma vie est tout à fait fascinante – a donc délaissé, l’espace d’un instant, son héroïne Joséphine pour nos amis les poissons. Et les internautes semblent avoir mordu à l’hameçon. En 24 heures, le nombre de signataires est passé de 27 000 à plus de 100 000. Entretien avec la dessinatrice.

Extrait de la bande dessinée de Pénélope Bagieu

Extrait de la bande dessinée de Pénélope Bagieu

Quand et comment est née l’idée d’un tel projet ?

J’ai découvert le travail de Claire Nouvian, fondatrice de l’association Bloom, à l’occasion d’une conférence TedX en mars dernier à Paris et, comme tout le monde dans la salle,  j’ai été transcendée par ce qu’elle disait (pour voir la vidéo). Je me suis alors demandé ce que je pouvais faire hormis donner un chèque à l’asso. Lire la suite

Un oeil sur JR, street artist humaniste et engagé

A 29 ans, JR est un artiste confirmé mais encore peu connu. Insatiable globe-trotter, le frenchie sillonne depuis des années les rues de la planète où il affiche en taille XXL ses photographies pleines d’humanité.

Chapeau vissé sur la tête et lunettes de soleil posées sur le nez en permanence, le jeune street artist français JR, malgré un tel sobriquet, est à mille lieux de son aussi célèbre qu’antipathique homonyme de Dallas. Bienveillant et enthousiaste, ce baroudeur expose ses gigantesques clichés d’anonymes en noir et blanc partout où le vent le porte. Lire la suite